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Une chute de dromadaire, un accident en voyage au Maroc

Un accident en voyage, comment ça se passe après ? Prise en charge par l’assurance, l’assistance ? Besoin d’un rapatriement ? Je vous raconte notre expérience : un accident le 30 décembre 2025, une chute de dromadaire, alors que nous parcourions le Maroc par les pistes depuis plusieurs semaines. Blessés tous les deux, hospitalisés tous les deux, il y avait aussi le véhicule à prendre en charge.

J’ai raconté l’histoire sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram au fur et à mesure parce qu’il fallait donner des nouvelles aux personnes qui nous suivaient et qui nous demandaient. Mais après plus de 3 mois , on a maintenant un peu plus de recul.

30 décembre, on prépare la fin d’année

Nous bivouaquons sur les pistes depuis quelques jours et nous avons envie de faire une pause. On choisit un de ces multiples camps à Chegaga pour nous poser et passer la fin de l’année.

On est l’après-midi du 30 décembre, dans le désert de Chegaga, et même si Daniel n’a pas trop envie, je le convainc de faire un petit tour de dromadaire. Le tour ne durera pas plus de 10 minutes pour nous !

un banal tour de dromadaire

Cela semble une activité touristique très commune ! Et pourtant…

L’accident

🐪 Mon dromadaire a eu peur, a rué et m’a éjectée. Il était attaché à celui de Daniel qui s’est fait éjecter également. Certainement un mors mal mis, la corde du dromadaire précédent qui a tiré dessus, ou la peur des chèvres toutes proches ? Mais surtout, un meneur un peu trop jeune pour maîtriser la situation. On était sur une piste, le sol était dur, si seulement ça avait été du sable ! Mais peu importe, c’est que ça devait arriver, Inch’Allah.

J’étais au sol, et Daniel, idem, à une quinzaine de mètres, au milieu d’une piste. J’étais paralysée, impossible de bouger, ou de ramper. Daniel avait la respiration coupée, il restait en position assise, à se tenir les côtes.

Au milieu de cette piste, sans pouvoir bouger, et avec le bruit de véhicules qui arrivaient….

Ces signes qu’on a ignoré

Daniel n’avait pas très envie, j’ai insisté ! Celui auprès de qui on a réservé ne l’avait pas noté et le tour de 16h est parti sans nous. On a donc fait appel à d’autres dromadaires …

les premiers secours

Nos ange-gardiens Espagnols

🇪🇸 C’est là qu’un groupe d’espagnols s’est arrêté, nous a porté secours, a sécurisé la zone. Alicia nous a donné un tramadol, m’a mis des ibuprofen dans le sac. Et elle n’a pas arrêté de prendre de nos nouvelles sur whatsapp toute la nuit.

Par la suite, Eduardo nous a raconté : « Nos chemins étaient sans aucun doute destinés à se croiser. J’ai été le premier à vous voir, Daniel en premier. Il était en position de prière arabe, et mes compagnons m’ont dit de ne pas m’inquiéter, que c’était simplement un homme en prière. Cela m’a paru étrange, mais c’est vrai, c’est bien l’impression qu’il donnait. Je suis sorti de la voiture et me suis approché, et juste au moment où j’allais faire demi-tour (car Daniel ressemblait vraiment à un homme en prière), je vous ai aperçue au milieu de la piste, et j’ai immédiatement alerté tout le monde. Au début, nous ne savions pas vraiment comment réagir ; nous ne comprenions rien. Daniel ne nous répondait pas, et comme il n’y avait aucun véhicule à proximité, nous ne pouvions pas comprendre ce qui vous était arrivé. La barrière de la langue était aussi un obstacle majeur pour pouvoir vous aider. »

Eduardo

Sortir du désert…. à l’arrière d’un 4×4

Je suis au sol et dans ma petite tête je me dis qu’un hélicoptère comme le Dragon 2A va venir nous chercher… Que neni ! C’est sur le GR20 que l’hélicoptère va chercher les personnes blessées !

En même temps, un chauffeur / guide s’est arrêté et a proposé son aide. C’est lui, Barri, qui a appelé une ambulance, et c’est lui qui nous a emmené dans sa voiture pour les 25 premiers kilomètres de pistes.

Et heureusement, Barri est allé récupérer notre sac pour une nuit au camp et nous avons donc avec nous un vêtement de rechange, nos chargeurs de téléphones, et les clés du camion. Nous avions nos sacoches sur nous avec nos passeports et argent.

Ils ont installé Daniel à l’avant et moi, portée dans des couvertures, installée à l’arrière. 25 km parcourus à 5 km/h sur des pistes caillouteuses, à la tombée de la nuit. J’assiste dans la douleur à un magnifique coucher de soleil mais c’est le pire de mes souvenirs ! Une douleur inimaginable, mais surtout, le sentiment de ne jamais pouvoir y arriver !

Phil, notre camion, restera dans le désert de Chegaga…

Transfert avec la sécurité civile

🚑 Au bout de 25 km, nous retrouvons une ambulance de la sécurité civile, un vieux 4×4 Mitsubishi L200. Avec eux un chauffeur/ guide Mowssa pour les guider vers le point de rendez-vous.

Rappelons que nous étions à 70 km d’une route dans le désert de Chegaga.

Je suis glissée sur une civière et Daniel, installé assis à côté de moi, avec un masque à oxygène, car il a du mal à respirer. C’est parti pour encore 35 km de pistes caillouteuses jusqu’à M’Hamid où nous rencontrons un infirmier. Malheureusement, l’infirmier n’a aucun médicament. Il indique qu’il faut poursuivre jusque l’hôpital de Zagora pour faire des radios. Les 2 militaires de la sécurité civile sont très très gentils.

Ce trajet de Chegaga à M’Hamid va durer 4:30 et m’a paru interminable ! Je pensais que jamais je ne supporterais ce trajet sur la piste.

A l’hôpital de Zagora

En route pour l’hôpital de Zagora

Il est 21:45 et c’est parti pour 100 kms de route. Mowssa a prévenu Ali Nassir à Zagora, et celui-ci nous attend à l’hôpital où nous arrivons à 23:25

Arrivée Hôpital de Zagora

Ali nous y attend, il s’occupe de toutes les formalités, sa mère et sa fille viennent nous porter des couvertures, s’occupent de nous charger les téléphones… Ali a été notre bon samaritain. Parce c’est aussi lui qui a été m’acheter des couches car depuis 16h, je n’ai pas fait pipi. A l’hôpital ils n’ont rien, même pas de bassin et à 2 h du matin je n’en peux plus ! C’est aussi lui qui ira acheter un kit de sonde urinaire, puisque je ne peux pas bouger, afin qu’on puisse me le poser pour partir à Marrakech.

Il a réglé tous nos frais, en nous disant qu’on verrait ça plus tard… Il était le trait d’union entre Daniel et moi puisque nous étions chacun sur un brancard dans un couloir, sans pouvoir se parler.


Certains vont se demander qui est Ali ? Ali Nassir est le mécano le plus connu de Zagora. c’est celui chez qui il faut emmener son véhicule. D’abord, il a l’œil, et l’oreille, pour « l’ausculter », et ensuite ses tarifs sont plus que corrects. Pour nous, c’est lui qui s’occupe de notre camion au Maroc.


Le verdict

On passe des radios avec un matériel datant de plusieurs dizaines d’années, et ils déclarent que Daniel n’a rien ( vous verrez ensuite ! ). Pour moi, c’est une fracture du bassin, et il faut aller à Marrakech car l’opération est impossible ici.

Je n’ai pas à vous expliquer le niveau de la douleur pour chacun de nous. Rien que pour être mise sur la table de radiologie, c’est un enfer à tirer la couverture pour me faire glisser !

🥼 Malgré le peu de moyen de l’hôpital, tout le personnel est extrêmement gentil. Par contre, nous n’avons reçu aucun médicament contre la douleur depuis le Tramadol d’Alicia.

Contacter les assurances

🆘️ C’est le moment de contacter l’assistance de l’assurance. Sur l’application de l’assurance, la MATMUT, je trouve le numéro de l’assistance. C’est très efficace et je suis aussitôt mise en contact avec l’antenne au Maroc, WAFA IMA ASSISTANCE, qui nous fait envoyer une ambulance.

Au Maroc, nous prenons des forfaits Maroc Telecom avec des data et très peu d’international. Heureusement, j’avais communiqué mon numéro Maroc Telecom afin qu’elle puisse me rappeler si ça coupait, et ça a coupé !

Départ pour Marrakech

Nous nous éloignons encore de 315 km. Il faut penser à tout, déjà envisager la suite…

🚚 Nous remettons la clé du camion à Ali. Il va s’occuper d’aller le récupérer.

🚑 Nous sommes installés dans l’ambulance à 3 h du matin, en route pour Marrakech. Durant tout ce temps, c’est à dire pendant 4 heures, en pleine nuit, Ali, sa mère, sa fille, des amis à lui sont restés près de nous.

🚑 Nous mettrons un peu plus de 5 heures pour parcourir les 315 km de Zagora à Marrakech. Le chauffeur et l’infirmier s’arrêtent régulièrement pour voir comment ça va. On réussit même à dormir quelques minutes au petit matin.

A la Clinique Le Marrakech

Diagnostiques à la clinique à Marrakech

Je suis prise en charge mais les accords de prise en charge de l’assistance retardent un peu. Je passe Scanner et radio et on m’installe dans une chambre sans avoir le résultat. On est le 31 décembre !

🩺 Pour Daniel, les examens débutent plus tard à cause d’un couac de l’assistance. Ils ne veulent pas le prendre en charge alors qu’il est sur le même contrat que moi. Une assurance Accident de la Vie de la MATMUT, en formule couple. Il contactera l’assistance de sa mutuelle pour gagner du temps.

Le scanner révèle un pneumothorax et 5 les côtes fêlées et déplacées. Il n’est donc pas transportable en avion.

Quant à moi, j’attends encore de voir le médecin… que je ne verrai que le 2 janvier ! Mais on finit pour nous installer dans la même chambre. Nous voilà prêt pour fêter la fin d’année !!!

Tout le personnel de cette clinique ultra moderne est d’une patience, d’une bienveillance incroyable !

Il faut gérer la suite

💕 A Marrakech, nos amis Pascale et Philippe sont de suite venus, et se chargent de nous faire quelques courses car nous n’avons que ce que nous avions mis dans la chambre du bivouac, soit juste pour un soir. Heureusement que Barri a pensé à tout prendre !

A Marrakech, nous avons aussi nos amis d’Ajaccio, Maurice et Éliane qui sont très présents.

Notre vie à la Clinique

Nous sommes chouchoutés par tout le personnel du service de la Clinique Le Marrakech ! Quelle bienveillance de leur part 🩷

🥼 Le service Neuro-Traumatologie du 1er étage , des infirmières aux femmes de ménage, des médecins aux femmes qui nous servent les repas, tout le monde fait en sorte de nous apporter un peu de chaleur humaine.

📃 Nous recevons beaucoup de messages de voyageurs, de followers, du monde entier, et vous n’imaginez pas comme ça nous touche et nous donne le moral 🙏💕

Les évolutions au bout d’une semaine…

Pour moi, Virginie

🩺 Virginie : pas bougé depuis 1 semaine ! Il y a une double fracture du cotyle et une fracture de la branche ischio-pubienne. Le fémur est remonté et a cassé le cotyle, d’où l’impossibilité de bouger.

Le samedi 3 janvier, j’ai indiqué à WAFA IMA ASSISTANCE que je souhaitais être rapatriée. On m’a dit qu’un médecin me contacterait dès le lundi. On pense donc que le rapatriement est en cours d’élaboration. Il leur faut aussi trouver un service qui pourra pratiquer cette intervention.

La souffrance est bien sur présente, et heureusement que les anti-douleurs sont là avec morphine la nuit.

Le plus dur, c’est cette attente, cette assistance qui ne rappelle pas,….

J’ai maintenant besoin de passer dans la phase « reconstruction » parce que je sais que ce sera long, que je ne poserai pas le pied parterre avant 3 mois, et que le retour à la normal est plutôt de l’ordre de 6 mois..

Pour Daniel

🩺 Daniel : avec l’aide de l’oxygène, une radio chaque matin confirme que le pneumothorax se résorbe. Il se lève, marche, et il n’y a que les côtes qui seront longues à guérir. Mais prendre l’avion est toujours impossible à cause des différentes pressions. Il devra donc rentrer par la voie terrestre et maritime.

Pour Phil

🚚 Phil : Et oui, pensons à lui aussi ! C’est notre bb, notre maison depuis 2 mois, et notre future maison de retraite ! Il était resté dans le désert à Chegaga. Dans les 3 jours, Ali, (oui toujours notre cher Ali Nassir, mécanicien à Zagora, mais aussi un ami si bienveillant), a envoyé un chauffeur récupérer le camion.

Le camion est maintenant à Zagora, devant son garage.

🧑‍🧑‍🧒‍🧒 Philippe et Pascale, et Maurice et Eliane, sont allés à Zagora. Philippe qui connaît bien notre camion s’est chargé de tout contrôler, tout fermer. Ils ont géré la logistique. Mais également, il fallait rembourser Ali qui s’était chargé de régler nos soins et radios à Zagora !

Maintenant Ali va se charger de faire ramener le Mog à Marrakech.

Le plan POUR RENTRER

Daniel et le camion par route et mer

L’assistance de Daniel devait essayer de trouver ou un chauffeur PL ou un plateau pour emmener Phil sur le port de Tanger Med avec Daniel. Daniel n’aurait eu qu’à le rentrer dans le ferry, le sortir à Marseille, le remettre dans le Ferry pour Ajaccio. Notre billet retour était prévu pour le 14 janvier. A bord, Maurice et Eliane seront présents.

Ils n’ont pas trouvé, ou ont joué la montre ! Ali a trouvé un chauffeur pour amener le camion à Marrakech. De là, Daniel a pris le volant, avec Philippe comme copilote, et a entamé la remontée pour Tanger Med sur 5 jours. Ce fût long et douloureux.

Virginie en avion sanitaire

L’assistance au Maroc ne donnait plus de nouvelles ! Je renouvelle mes appels et on me répond tout le temps qu’on va me rappeler. Cela fait 5 jours que ça dure ! Daniel va sortir de l’hôpital et je ne sais toujours pas comment mon rapatriement va s’organiser ?

Il faut faire bouger les choses alors le 7 janvier, je fais une story instagram en marquant la MATMUT et WAFA IMA ASSISTANCE. La réaction est immédiate ! Chacun me demande mon numéro de dossier et le lendemain, alors que Daniel est sorti de l’hôpital, la Matmut m’appelle. On est déjà le 8 janvier. L’assistance m’appelle à la suite et organise mon retour pour le lundi 12 janvier. En 2 heures de temps, je sais que l’hôpital de la Miséricorde à Ajaccio accepte de me prendre en charge.

J’en ai profité pour signaler que WAFA avait refusé la prise en change de Daniel. Et dans les heures qui suivent, c’est WAFA IMA ASSISTANCE qui m’appelle pour la prise en charge de Daniel !!! Ils ont juste 8 jours de retard ! Ils tentent même de me faire dire que je refuse ! Toutes les conversations étant enregistrées, ils tentent de se couvrir.

Je suis prise en charge parfaitement par l’assistance. Le dimanche un médecin et une infirmière du Groupe IMA ASSISTANCE viennent me voir à la clinique. Le lundi matin, on part en ambulance pour l’aéroport. Les formalités durent un peu, mais c’est normal. Nous devons faire un arrêt à Fès pour prendre un autre patient. En 2h30 nous serons à l’aéroport d’Ajaccio où une ambulance m’attend.

Samedi 17 janvier, enfin tous en Corse

🏠 Le 17 janvier, soit 2 semaines et demi plus tard, ça y est, tout le monde est rentré en Corse.

🚢 Daniel est arrivé samedi 17 janvier au matin avec Phil après 3 jours de traversées : Tanger Med/Marseille et Marseille/Ajaccio

Quel soulagement de se retrouver à Ajaccio, camion compris ! C’est toujours compliqué de devoir laisser un véhicule dans un pays étranger.

A partir de là, c’est du repos pour tous ! 🩺🩺 Pour Daniel, les côtes fracturées vont mettre un peu de temps à ne plus faire mal.

🛫 En ce qui me concerne, après le rapatriement en avion lundi matin, tout est allé vite.

🏥 Mercredi, on m’a placé une tige dans le genou, une corde sur une poulie avec un poids de 7.5 kg, pour faire traction sur le fémur qui remonte dans le bassin. Ce sera 4 semaines d’immobilisation en traction.

Je suis restée allongée sur le dos pendant 2 mois ! Arrivée le 12 janvier à l’hôpital d’Ajaccio, j’en suis sortie le 23 février. Ensuite j’ai enchainé avec 4 semaines dans un centre de rééducation en interne.

Sortie le 19 mars, pour mon anniversaire. Enfin le retour à la maison que j’ai quitté début novembre !

J’ai encore fait 6 semaines et demie de plus de rééducation en hôpital de jour. On refait la musculature car les muscles fondent plus vite que les kilos ! Avec une heure de balnéothérapie chaque matin, le travail est plus facile.

On est déjà en mai et la semaine qui vient, il va y avoir la prothèse de hanche totale, et on recommencera la rééducation…

Bilan de cette épreuve

Des remerciements

✨️ Grâce à nos bons samaritains, nous avons réussi !

❤️ Nous n’oublierons jamais ce que nous vous devons, et tout particulièrement Alicia , Eduardo et votre groupe, qui étaient là les premiers.

❤️ Mais ensuite, Barri, Mowssa et les militaires de la sécurité civile comme Soufian, Ali notre mécanicien adoré, et enfin nos amis Philippe et Pascale et Maurice et Eliane.

📧 Mais il y aussi toute la communauté de voyageurs. A travers Facebook, Instagram, Whatsapp, Polarsteps, on a reçu énormément de messages. Nous en profitons encore une fois pour vous remercier pour vos messages de soutien qui ont été très importants pour notre moral.

Ce que nous retenons….

✨️ Ce que nous retenons de cette expérience ?

🔸️ Nous ne sommes plus des gamins et nous devons nous préserver ! Fini les activités où il pourrait y avoir le moindre risque.

🔸️ Même avec le camion nous serons plus attentifs ! Je monte sur le toit nettoyer les panneaux sans faire attention plus que ça, on monte et on descend sans arrêt, c’est haut et nous devons faire attention !

🔸️ L’ensemble des marocains que nous avons croisé au cours de cette mésaventure ont été gentils, souriants, bienveillants. Nous leur sommes reconnaissants à jamais ❤️ Et nous avons hâte de revenir au Maroc 🇲🇦

🔸️ Vous, amis des réseaux sociaux, que nous ne connaissons pas forcément, vous nous avez apporté énormément de réconfort et nous prenons conscience que cette communauté de voyageurs est une magnifique famille, toujours prête à aider. Merci mille fois ❤️

🔸️ Enfin, nous constatons que tous les deux ensembles, nous sommes très forts, nous nous sommes soutenus avec cet ascenseur d’émotions du aux traumatismes.

Mon conseil

⚠️ On ne peut qu’attirer l’attention de tous sur les activités « à risque » que l’on peut faire en voyage. Sans être parano, le risque est là et il faut en tenir compte, le mesurer. Nous étions à 70 km d’une route, c’est beaucoup trop !

Vérifiez vos assurances ! L’assistance fonctionne bien avec votre carte bancaire Visa ou Mastercard, avec votre mutuelle, etc…. mais la suite ?

J’avais une assurance Multirisque Accidents de la vie avec la MATMUT, une formule couple à 172 € par an (tarif 2026). En plus de l’assistance à l’étranger où ils se sont occupés de tout et où je n’ai rien eu à régler, il y a eu la suite. J’ai eu 1500 € pour l’hospitalisation (50 € / jour mais plafonné à 1500 €). Ça permet de régler les dépassements de chambre individuelle (la mutuelle a un plafond !), les frais de tv au centre de rééducation,…. Mais surtout, il y a la perte de revenus professionnels. Vous récupérez la différence entre salaire et indemnités de sécu.

N’oublions pas que ce qui semblait un banal tour de dromadaire finira par m’immobiliser 6 mois !

Donc, une assurance voyage comme CHAPKA qu’on a toujours souscrit lors de nos voyages en Asie du Sud Est, ou un complément à votre assurance multirisques me semblent vraiment primordial.

Ah… et maintenant que ça nous est arrivé, on apprend régulièrement que c’est arrivé à d’autres… avec quelques fois, des conséquences plus graves. L’assistance m’avait d’ailleurs dit que c’était un accident fréquent.

On continue de sourire

Évidement, pendant toutes ces semaines couchées, il y a eu du temps ! Alors j’ai fait quelques photos montage…

Aussi, ma mère a eu une bonne idée en m’offrant un kit de crochet ! J’ai appris le crochet pour faire Chamelle, celle qui a la jambe abimée par une chute de dromadaire, et depuis, je crochète ! C’est devenu une drogue ce truc !!!!

Et puis, j’ai toujours gardé et mon sourire, et mon humour. J’ai donc acheté un tee-shirt avec un chameau, j’ai mis un stickers ‘attention aux dromadaires » sur mes béquilles !

FAQ – Notre accident : ce qu’il faut savoir

Comment avez-vous été pris en charge sur place ?
Nous avons été aidés par des voyageurs, des habitants, des militaires de la sécurité civile, …). L’entraide a été un élément clé dans cette épreuve.

Quelle est votre expérience de la Clinique à Marrakech ?
C’était une clinique privée, genre Clinique internationale avec du personnel qui parlait très bien le français. Beaucoup de bienveillance, de gentillesse, mais un fonctionnement différent de la France. Pas d’aides soignantes, juste les infirmières. On voit que les médecins ne les informent pas nécessairement des pathologies puisque le nombre de fois où elles m’ont fait mal en me bougeant la jambe ! Ensuite, un fossé entre médecin et infirmière : le médecin attend devant la porte… que l’infirmière ouvre cette porte !

Est ce que j’ai été satisfaite de ma prise en charge par l’assistance ?
Ces démarches peuvent être longues et parfois complexes à l’étranger. Avec le rcul, la prise en charge a été parfaite de la part de IMA ASSISTANCE . Par contre, leur prestataire au Maroc, Wafa IMA Assistance a été compétent au départ avec l’envoi de l’ambulance de Zagora à Marrakech mais s’est loupé sur la prise en charge de Daniel, puis ma demande de rapatriement.

Quel a été l’impact émotionnel de cet accident ?
Au-delà des blessures, c’est une expérience marquante. Stress, peur, remise en question… mais aussi gratitude envers ceux qui nous ont aidés. On a eu chacun nos passages à vide, heureusement pas en même temps, et on a pu s’épauler.

Quelles leçons retenez-vous de cette expérience ?
Anticipation, sécurité, importance de l’assurance, écoute de ses limites… Cet événement nous a beaucoup appris.

Quels conseils donneriez-vous aux voyageurs en camion ou en road trip ?

  • Ne jamais sous-estimer les impacts les risques des activités touristiques
  • Avoir une bonne assurance
  • Prévoir une trousse de secours et des contacts d’urgence
  • Rester humble face à l’imprévu

Est-ce que cela vous empêche de continuer à voyager ?
Non. Cet accident fait partie du voyage, même s’il est difficile. Il renforce notre envie de continuer, différemment.

Referiez-vous les choses autrement ?
Avec le recul, oui sur certains points. Mais sur la route, tout ne dépend pas de nous.

Note : 2 sur 5.

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