Zagora : la porte du désert marocain, entre oasis, rencontres et pistes d’aventure
À chaque voyage, nous y revenons avec le même plaisir. Ce n’est pas seulement parce que la ville est située aux portes du désert. C’est parce qu’elle est devenue au fil des années un véritable point de repère. C’est ici que l’on retrouve des amis, que l’on fait vérifier l’Unimog avant plusieurs jours de pistes, que l’on partage un tajine en discutant avec d’autres voyageurs et que l’on ressent cette excitation si particulière avant de s’enfoncer dans les grands espaces du Sahara.
Lorsque vous préparez un road trip au Maroc, il y a une étape que vous ne sautez jamais : Zagora.
Pour les voyageurs en 4×4, en camion aménagé, à moto ou en van, Zagora est bien plus qu’une simple étape. C’est la dernière grande ville avant les longues pistes du Sahara. On y fait le plein, on vérifie son véhicule, on échange des informations sur l’état des pistes… et surtout, on rencontre d’autres voyageurs venus des quatre coins du monde.
À chaque passage, nous retrouvons cette ambiance particulière où chacun prépare sa prochaine aventure.
Zagora, une étape spéciale de notre roadtrip
Cette fois, nous faisons notre halte à Zagora avec notre Unimog pour quelques changements de pièces chez Ali Nassir. Mais on a commandé les ressors chez Merex en Allemagne (le spécialiste pièces Unimog) et on devra revenir quand UPS aura livré. Je vous parlerai d’UPS Casablanca plus tard car mieux vaut être prévenu !
Du coup, on a passé beaucoup de temps à Zagora cette fin d’année 2025. D’abord 3 jours du 1er au 3 décembre, puis 10 jours du 9 au 19 décembre. On y est même repassé le 30 décembre en ambulance pour nous rendre à l’hôpital ! Mais cette histoire là je vous l’ai déjà racontée dans l’article Une chute de dromadaire, un accident en voyage au Maroc
Une ville née grâce au Drâa
En arrivant par la vallée du Drâa, le contraste est toujours saisissant.
Après des kilomètres de paysages minéraux apparaît soudain une immense palmeraie. Des milliers de dattiers suivent le cours du Drâa et entourent la ville d’un écrin de verdure.
Le Drâa est le plus long fleuve du Maroc. Même si son débit dépend aujourd’hui des lâchers d’eau du barrage El Mansour Eddahbi, il a façonné cette vallée depuis des siècles. Sans lui, il n’y aurait ni oasis, ni jardins, ni Zagora.
On peut prendre le temps de se promener dans la palmeraie avant de repartir. C’est un autre rythme. Les petits chemins serpentent entre les jardins, les canaux d’irrigation alimentent encore les cultures et l’on croise souvent des habitants qui travaillent à l’ombre des palmiers.



Le rendez-vous des voyageurs
Ce qui rend Zagora différente des autres villes du sud, c’est son ambiance.
En fin de journée, on croise des voyageurs venus de toute l’Europe. Certains arrivent de Merzouga, d’autres descendent de l’Atlas, tandis que beaucoup préparent leur départ vers M’Hamid et Chegaga ou les pistes de Tafraout Sidi Ali.
Les discussions commencent facilement.
« Comment est la piste ? Vous allez où ? Vous avez trouvé un beau bivouac ? »
Autour d’un thé ou au camping, chacun échange ses conseils et ses découvertes.
Nous avons souvent retrouvé à Zagora des équipages rencontrés plusieurs centaines de kilomètres plus tôt. C’est un peu le carrefour des passionnés de voyage.
Jour après jour à Zagora
Le premier arrêt… le garage !
Chez nous, le premier arrêt n’est jamais touristique.
Direction le garage Ali Nassir.
Ali et son frère Saïd connaissent parfaitement les véhicules qui parcourent les pistes marocaines. Depuis plusieurs années, ils entretiennent notre Unimog avant les grandes traversées.
Une petite soudure, un contrôle du train roulant, une vérification avant plusieurs centaines de kilomètres de désert… Leur sérieux est apprécié de nombreux voyageurs.
Leur expérience, leur sérieux et leur capacité à réparer aussi bien un 4×4 qu’un camion d’expédition ou une moto sont connus bien au-delà de Zagora. Beaucoup d’équipages internationaux passent par leur atelier avant de s’aventurer dans le désert.
Ali a d’ailleurs un second garage dans le nouveau quartier de Zagora.
Avant de partir loin de tout, on préfère toujours passer leur dire bonjour. Quand on part plusieurs jours loin de toute assistance, il est rassurant de savoir son véhicule entre de bonnes mains.






Et d’autres artisans
Nous en avons aussi profité pour aller voir un jeune électricien auto pour un petit faux contact, puis un soudeur sur les conseils d’Ali pour des renforts.
Nous avons même trouvé un excellent menuisier, Hassan, pour quelques bricoles dans la cellule.



Le dimanche, toute la vallée se retrouve au souk
La ville vit au rythme de ses marchés.
Si vous êtes à Zagora un dimanche, ne manquez surtout pas le grand souk.
Très tôt le matin, les habitants des villages voisins arrivent pour vendre ou acheter fruits, légumes, dattes, épices, vêtements, outils ou animaux.
Nous adorons nous y promener sans véritable objectif. Observer, discuter, goûter quelques produits locaux… C’est le meilleur moyen de découvrir le quotidien de la région.
Le mercredi, le petit souk a lieu au même endroit, plus petit et plus calme.








Il y a des petits restaurants et on peut y manger dès les premières heures du matin. On a testé et c’est délicieux et surtout, très bon marché.


Si vous aimez la photographie ou les scènes de vie authentiques, ces marchés valent largement le détour.
Nos adresses gourmandes
À force de revenir, nous avons nos habitudes.
Lorsque nous avons envie d’un bon tajine, nous allons souvent au Marwa. Les pizzas y sont excellentes aussi.
Il nous arrive aussi de déjeuner Chez Omar, ou au Restaurant El Khayma d’autres adresses que nous apprécions beaucoup.
Après plusieurs jours de pistes, ces repas ont toujours un goût particulier.






Et puis il y a la Boulangerie Pâtisserie du Draa qui fait des gâteaux excellents ! Très appréciés par les mécanos 😉 Elle se trouve près du marché couvert, pas très loin de la Mosquée.






Une maquette de notre Unimog… en bois de palmier
Il existe mille souvenirs fabriqués en série. Et puis il y a celui que l’on garde toute une vie.
À Zagora, Omar Louan et son frère sculptent dans le bois de palmier des reproductions de véhicules entièrement réalisées à la main.
Ils observent chaque détail, prennent des photos et reproduisent votre 4×4, votre camion ou votre 4x4avec une précision étonnante. Que vous voyagiez en Unimog, Defender, Toyota ou camion d’expédition, ils reproduisent votre véhicule entièrement à la main, avec un niveau de détail impressionnant.
Nous trouvons que c’est sans doute le plus beau souvenir que l’on puisse rapporter d’un voyage dans le sud marocain.
Nous l’avions fait en 2022 mais en 2025, nous sommes retournés faire un petit coucou à l’atelier.




Le célèbre panneau « Tombouctou 52 jours »
Impossible de passer à Zagora sans immortaliser son passage devant le célèbre panneau « Tombouctou – 52 jours ».
Cette inscription rappelle l’époque des grandes caravanes qui traversaient le Sahara jusqu’à Tombouctou, au Mali. Il fallait environ cinquante-deux jours de marche avec les dromadaires pour relier les deux villes.
Ce panneau est devenu l’un des symboles de Zagora et rappelle son riche passé caravanier.

Juste à côté, un nouveau monument attire désormais les regards.
L’Arbre de l’Espoir
Depuis juin 2023, un nouveau monument attire tous les regards : l’Arbre de l’Espoir (Tree of Hope).
Réalisée par les artistes Taqeurait Abdel Hafid et Bannour Mohamed, cette monumentale sculpture en bois est installée à quelques mètres du panneau de Tombouctou.
Ornée de motifs inspirés de la culture amazighe et saharienne, elle symbolise l’espoir, la paix et les liens entre les peuples du désert.
J’ai vraiment adoré cet arbre, et ces sculptures si précises. Avec notre Unimog garé à ses côtés, nous n’avons pas résisté à l’envie de faire une photo souvenir !






Monter sur la colline de Zagora
Peu de visiteurs pensent à prendre la piste qui grimpe au-dessus de la ville. Pourtant, la vue est exceptionnelle.
Nous l’avons empruntée en 2025 avec l’Unimog. C’était assez étroit pour le Mog mais c’est passé !
Une fois au sommet, toute la vallée du Drâa se dévoile. Les milliers de palmiers contrastent avec les montagnes ocres et les premiers reliefs désertiques.
C’est probablement le plus beau point de vue sur Zagora.




Le musée de Tissergate, pour comprendre la vallée du Drâa
À quelques kilomètres de Zagora, le Musée d’art et de traditions permet de mieux comprendre la vie dans la vallée du Drâa.
En parcourant les différentes salles, on découvre comment vivaient les habitants des oasis, comment l’eau était distribuée dans les jardins, quels étaient les métiers d’autrefois ou encore les traditions berbères et sahariennes qui façonnent encore aujourd’hui cette région.
Ce n’est pas un musée immense, mais il permet de mettre en perspective tout ce que l’on découvre ensuite sur les pistes ou dans les villages. Après la visite, on regarde la vallée du Drâa avec un autre regard.
Le guide est excellent et mérite vraiment qu’on s’y arrête.








Tamegroute, « un casse-croute au bord de la route »
La célèbre poterie verte
À seulement 18 kilomètres au sud se trouve Tamegroute.
Le village est célèbre pour sa poterie verte, fabriquée selon des techniques artisanales transmises de génération en génération.
Les fours traditionnels se visitent et permettent de découvrir un savoir-faire ancestral.
Hassan a été un guide excellent et surtout très drôle. Vous pouvez découvrir cette visite dans une vidéo YouTube.






La bibliothèque coranique de Tamegroute Zaouïa Nacira
C’est une des plus anciennes bibliothèques du Maroc
Fondée au XVIIᵉ siècle par la confrérie Naciria, elle conserve environ 4 000 manuscrits anciens, dont certains remontent au XIIᵉ siècle.
Parmi les manuscrits les plus remarquables :
- Des corans enluminés très anciens.
- Des ouvrages de mathématiques, astronomie, médecine, grammaire, poésie, droit, etc.
- Des manuscrits écrits sur peau de gazelle.
- Des documents précieux venant d’Andalousie, du Moyen-Orient et de plusieurs pays d’Afrique.
Les manuscrits ne sont pas tous exposés pour des raisons de conservation, mais les pièces présentées sont impressionnantes.
Le rôle spirituel de la Zaouïa
La bibliothèque fait partie de la Zaouïa Naciria, un centre religieux ayant joué un rôle majeur dans : l’accueil des voyageurs de la route des caravanes, la diffusion de l’islam dans le désert, l’arbitrage de conflits entre tribus,
Encore un guide passionnant… Pas de tarif imposé, on est libre de lui donner ce qu’il nous semble juste.







Les campings de Zagora
Zagora compte plusieurs campings, aussi bien en centre-ville qu’au cœur de la palmeraie.
Nous étions à l’Oasis Palmier, dans la palmeraie, mais même si on trouve que c’est très calme, on est un peu loin du centre ville et surtout la fraicheur s’y fait sentir très tôt le soir.
Si vous voyagez en hiver, gardez un détail en tête : les montagnes environnantes retardent le lever du soleil et celui-ci disparaît assez tôt derrière les reliefs. Les matinées sont souvent fraîches avant que la chaleur ne s’installe.



On a aussi trouvé qu’ils n’étaient pas très commerçants ! On a passé 3 nuits une première fois, puis 10 nuits la deuxième, et d’autres véhicules amis nous ont rejoint. Tous les autres campings du Maroc font une réduction à la 3e nuit, et bien, lui, rien du tout !
Nous en essayerons un autre au prochain voyage. Peut-être Les Jardins de Zagora, ou Le Prends ton temps ?
La saga des ressorts : dix jours bloqués à Zagora
Notre passage à Zagora cette fois-ci n’était pas prévu pour durer aussi longtemps.
Nous devions simplement faire contrôler l’Unimog chez Ali et Saïd, profiter de quelques jours dans la palmeraie et continuer notre route. Mais avec un camion de quarante ans, il y a parfois une différence entre ce que l’on prévoit et ce que le voyage décide pour nous !
Nous avions besoin de nouveaux ressorts pour l’Unimog. Nous les avons commandés chez Merex, en Allemagne, une entreprise que nous connaissions déjà.
Et là, rien à redire : Merex a fait son travail rapidement. Les ressorts ont été préparés et expédiés sans attendre et, en seulement 48 heures, ils étaient arrivés à Casablanca.
Nous pensions donc que le plus difficile était derrière nous. Erreur !
Les ressorts sont à Casablanca… mais pas vraiment !
Le colis devait ensuite être dédouané puis livré par UPS directement chez Ali Nassir, à Zagora.
Nous avons attendu. Puis attendu encore. Les jours passaient et rien n’avançait.
C’est finalement cette histoire qui nous a obligés à rester dix jours à Zagora.
Pendant tout ce temps, nous avons multiplié les appels téléphoniques avec UPS. À chaque fois, nous essayions de comprendre où se trouvaient ces fameux ressorts et surtout quand ils allaient enfin arriver à Zagora.
Puis les demandes de documents ont commencé à arriver. Il fallait fournir différents justificatifs, effectuer des démarches supplémentaires et avancer des frais liés au dédouanement et à l’entreposage. À chaque nouvelle demande, nous avions l’impression de repartir de zéro.
Pendant ce temps, les ressorts étaient quelque part à Casablanca. Enfin… c’est ce que l’on nous disait.
Des semaines pour quelques ressorts
La situation a fini par devenir franchement ubuesque.
Nous avions régulièrement au téléphone la personne d’UPS qui suivait notre dossier et, depuis des semaines, la réponse était toujours la même : les ressorts étaient encore aux douanes.
Il a fallu produire des documents certifiés conformes, faire des démarches administratives et fournir encore et encore des justificatifs.
Pendant ce temps, le voyage continuait mais à moitié ! Nous sommes partis passer Noël près de l’Atlantique, mais le 26 décembre, nous avons repris la route et les pistes vers Zagora. Zagora que nous n’atteindrons pas puisqu’il y a eu cet accident !
C’est aussi ça, le voyage au long cours : parfois, on ne choisit pas la durée d’une étape !
Le 12 janvier, tout s’accélère
Puis notre histoire a pris une tournure complètement différente. Il y a eu cet accident le 30 décembre.
Le 12 janvier, jour où j’ai été rapatriée en avion sanitaire vers la France après mon accident, Daniel remontait vers Casablanca avec Philippe et Pascale.
Il en a profité pour régler directement cette histoire qui nous empoisonnait depuis des semaines. Direction les douanes. Et là, surprise. On lui explique que les ressorts ne sont finalement restés que très peu de temps aux douanes avant d’être dédouanés.
Ils étaient donc censés être chez UPS. Le voilà repartis chez UPS. Mais là encore, personne ne semblait savoir où se trouvaient les colis. Le bureau n’était apparemment pas le bon. On lui disait que les ressorts n’étaient pas là. La personne qui suivait le dossier continuait à affirmer qu’ils n’avaient pas encore été récupérés par UPS.
Daniel a insisté. Et finalement, après avoir cherché au bon endroit… les ressorts étaient bien là. Ils étaient là depuis tout ce temps. Daniel les avaient enfin retrouvés !
Et il a encore fallu payer…
La dernière étape a évidemment été de régler les différents frais demandés pour pouvoir récupérer les colis. L’entreposage pendant plus d’un mois, qui se calcule au poids…. 4 gros ressorts de poids lourd !!!!
À ce stade, les ressorts avaient fini par nous coûter bien plus cher que ce que nous avions imaginé. Entre le transport, les démarches, les frais liés au dédouanement et l’entreposage, la facture finale a été particulièrement salée.
Mais à ce moment-là, nous n’avions plus vraiment le choix. Ces ressorts étaient indispensables pour remettre notre Unimog en état mais ils n’ont du coup pas encore été posés !
Une expérience qui nous servira de leçon
Cette histoire nous a surtout appris une chose : pour les pièces mécaniques indispensables à un véhicule d’expédition, mieux vaut anticiper au maximum le mode d’acheminement lorsque l’on voyage au Maroc.
Merex avait parfaitement fait son travail. Le problème n’était pas chez eux : les ressorts étaient partis rapidement d’Allemagne et étaient arrivés à Casablanca en seulement deux jours.
C’est ensuite que les choses se sont compliquées. Après cette expérience, nous avons clairement décidé que nous ne ferions plus expédier de pièces importantes par UPS au Maroc.
Peut-être que notre expérience aurait été différente avec un autre transporteur ou une autre procédure. Mais après plusieurs semaines d’attente, de coups de téléphone, de documents à fournir et de frais supplémentaires, nous n’avons surtout pas envie de recommencer !
Et finalement, cette mésaventure fait partie intégrante de notre voyage.
Car voyager plusieurs mois avec un Unimog de quarante ans, ce n’est pas seulement découvrir des paysages extraordinaires, traverser des pistes désertiques et bivouaquer sous les étoiles.
C’est aussi savoir attendre une pièce mécanique à Zagora pendant dix jours, téléphoner tous les jours à Casablanca et apprendre, parfois à ses dépens, que la patience est une pièce indispensable de l’équipement d’un voyageur au long cours !
Et malgré tout cela, lorsque nous repensons à Zagora, nous ne retenons pas seulement cette histoire de ressorts.
Nous retenons les rencontres, les tajines, les souks, les discussions avec les autres voyageurs, notre Unimog entre les palmiers et cette sensation particulière que nous avons chaque fois que nous quittons la ville : devant nous, les pistes et le désert.
C’est probablement pour cela que, malgré les imprévus, nous revenons toujours à Zagora.
Retrouvez notre voyage en images
Ce road trip au Maroc, nous ne le racontons pas uniquement ici.
Nous avons choisi de garder une trace de notre périple au fil des kilomètres sur Polarsteps, avec notre itinéraire, nos différentes étapes, nos photos et nos impressions au fur et à mesure du voyage. Retrouvez notre périple sur Polarsteps
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Le blog nous permet de prendre le temps de raconter les lieux et les rencontres, Polarsteps de suivre notre itinéraire, les réseaux sociaux de partager les petits moments du quotidien et YouTube de faire vivre les pistes et les paysages en vidéo.
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Je suis Virginie et je vis en Corse depuis plus de 30 ans. Je suis accro aux voyages, et à la photo. Après les voyages sac à dos, à moto, nous préparons un Tour du Monde en camion d’expédition pour notre retraite …
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